Il est possible de réaliser facilement et en un week-end un petit robot amusant en recyclant une vielle souris mécanique.
Vous trouverez la recette complète ici : http://cdn.makezine.com/make/mousey.pdf
Ainsi qu’un petit correctif du schéma : http://www.streettech.com/robotbook...
Afin de tester ce robot et ses comportements, j’ai construit deux versions de cette souris "BEAM".
Les étapes de la construction en images :
Pour cette application, les souris mécaniques sont plus intéressantes que les souris optiques car on y trouve des capteurs photosensibles récupérables (dans une souris optique, les odomètres sont remplacés par une caméra).
La souris est entièrement vidée. Le démontage complet se fait en quelques minutes.
Les LED des odomètres sont dessoudées, elles deviendront les "yeux" du robot.
Certains éléments peuvent être conservés pour d’autres projets comme la roulette de défilement qui peut servir éventuellement de roue ou un petit galet presseur qui fera une roue folle très acceptable.
J’ai réséqué les parties inutiles à la pince coupante, puis effectué une finition en fraisant les dernières excroissances à la mini perceuse (une Proxxon IB/E équipée d’une fraise sphérique).
Les moteurs proviennent de lecteurs de CD-ROM HS. Les roues improvisées sont des morceaux de durites en caoutchouc emboîtées sur l’axe des moteurs. Pour augmenter un peu le diamètre des axes, j’ai ajouté deux couches de gaine thermorétractable.
Après avoir vérifié le bon fonctionnement des moteurs, on peut les fixer au boîtier. Personnellement, je les ai collés au pistolet à colle. J’ai ajouté un domino au fond de la souris pour faciliter la mise en place de l’électronique. L’interrupteur général est monté sur la coque supérieure. Comme vous pouvez le voir, le robot est alimenté par un coupleur de 4 piles AAA (LR3).
Sur la première version, j’ai relié directement tous les composants entre eux. Mais de nombreux fils récalcitrants se mettent constamment en travers pendant la fermeture du boîtier. Aussi, dans la deuxième version, j’ai créé un petit montage électronique à partir d’une plaque de prototypage à pastilles.
La réalisation du circuit demande de la patience et de la minutie. Le résultat n’est pas très fin, mais ça fonctionne !
Plutôt que de souder (je devrais dire "braser") directement les capteurs et les moteurs sur la carte électronique, j’ai préféré monter des connecteurs HE14 de manière à pouvoir facilement modifier le sens des branchements.
Voici une vue intérieure du robot avec tous les éléments en place, mis à part le témoin de mise en route (LED verte) que je n’ai pas monté sur le boîtier.
Sur cette version prévue pour une utilisation en suivi de lignes, j’ai percé des trous au fond de la coque afin d’y placer les capteurs photosensibles et éventuellement une source d’éclairage par LED.
Dans la version "poursuite de lumière" les capteurs sont placés à l’extérieur de l’engin. En croisant ou en décroisant ces récepteurs on change le comportement de l’engin qui va alors "fuir" la lumière au lieu de s’en approcher. Les petits Silentblocs en élastomère utilisés comme roues et les petits poussoirs du détecteur d’obstacles proviennent des mêmes lecteurs de CD-ROM que ceux utilisés pour les moteurs.
Afin de pouvoir ajuster facilement la durée de recul après une collision, j’ai remplacé la résistance en aval du condensateur par un potentiomètre (récupéré dans un vieux magnétoscope).
Pour la version "suivi de lignes" les capteurs sont placés sous la souris.
Le BEAM en pleine action !