Contexte
Vmware Workstation est un logiciel commercial permettant de construire des machines virtuelles (et de les tester). On appelle machine virtuelle l’émulation d’un ordinateur à la fois virtuel (dans l’exécution des tâches par le processeur) et réel (par les liens avec les composants hardware de la machine qui fait tourner Vmware.
Tout l’intérêt dans le cadre d’une équipe de roboticiens est de construire une seule fois une machine virtuelle faisant tourner un système d’exploitation de développement, avec toutes les options et tous les logiciels adéquats installés et configurés par "ceux qui s’y connaissent". Grâce au Player Vmware gratuit, les autres membres de l’équipe peuvent faire tourner la machine virtuelle.
On peut facilement créer une machine virtuelle (appelons la VM) contenant un OS minimal, pour faire du développement de microcontrôleurs, de l’initiation au Shell, ... Mais dans notre cas le but ultime est de faire tourner directement la configuration du PC embarqué sur le robot de la Coupe et ainsi développer le logiciel, le compiler et lancer des tests unitaires.
Etapes
Démarrez Vmware Workstation
Menu "File/New/Virtual Machine..."
On bénéficie d’un assistant pour nous aider à sélectionner les options de la machine virtuelle
Type d’installation : pourtant on va choisir l’option "Custom" parce que nous avons des besoins un peu particulier
Format-Version : Choisir le format de la machine virtuelle, "New - Workstation 5"
Choix de l’OS : sélectionnez le type de Linux que vous voulez installer. Nous utilisons une RedHat 7.2. Ce choix est important car il conditionne le comportement des Vmware Tools (les outils de configuration de X, des périphériques partagés et de la communication entre l’OS hôte et l’OS de la machine virtuelle "guest").
Espace disque : Choisissez le nom (euh.. vous êtes libre) et l’emplacement ou sera sauvé la configuration. Normalement la configuration ne prend pas de place, mais si vous voulez utiliser un espace disque virtuel (dans un gros fichier de plusieurs Go), autant prévoir dès maintenant un chemin vers un espace disque suffisament conséquent.
Processeurs : Le nombre croissant de processeurs multi-core (ici, un Pentium D qui fait apparaitre de processeurs disponibles) permet d’utiliser cette fonctionnalité, mais dans notre cas on est pas intéressé donc on reste avec 1 processeur pour éviter les problèmes lors de la compilation du noyau RT.
Espace mémoire : ne voyez pas trop grand, même si votre PC le permet. On reste avec un 256Mo qui représente bien ce qu’on a sur notre PC embarqué dans le robot
Réseau : Vmware gère très bien le réseau, et par l’option NAT, on disposera sous Linux d’une connexion réseau "translatée" depuis la configuration ADSL de Windows. Magique !
SCSI : même si vous n’avez pas de périphérique SCSI, Vmware utilise ce driver pour émuler des disques virtuels, donc notez bien l’option choisie, pour ne pas l’oublier dans la configuration du noyau. Bien entendu on pourra configurer le disque virtuel en IDE et éviter bien des tracas.
Disque dur : un système d’exploitation doit disposer d’espace disque pour installer ses fichiers, et sauver sa configuration. Sans parler de l’espace nécessaire pour stocker nos programmes et les compiler. Comme notre but est de partager la machine virtuelle, il faut avoir également un disque dur virtuel. Il sera stocké dans un fichier mais ne sera pas accessible depuis l’OS hôte. Bien sûr il existe un autre moyen de communiquer entre les deux OS.
Type de disque : on le choisit en IDE, pour nous simplifier la configuration du noyau. Mais en SCSI, ce n’est pas tellement plus compliqué, il faut juste sélectionner le driver... (enfin, quand on s’en rend compte, c’est pourquoi on passe par la configuration "Custom" et pas "Typical")
Taille du disque : on va se limiter à 2Go, c’est limite pour installer Linux avec Gnome (mais ça tient) mais au moins on aura moins de problème pour faire tourner la VM chez l’un ou chez l’autre (certains OS limitent la taille maximale des fichiers)
Emplacement du fichier disque : comme vu plus haut, il faut de la place, donc ne pas se tromper d’emplacement disque.
Et voilà !! : vous disposez d’une machine virtuelle opérationnelle.
Démarrage : comme vous le constaterez, le démarrage d’une machine virtuelle ressemble au démarrage d’un vrai PC, avec le BIOS et tout.
Conclusion
Il faut maintenant installer Linux. Ce sera l’objet d’un prochain article.
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